Une génération pour sauver 2050 ?

Une génération pour sauver 2050 ?

mars 2020
·
Paris, France
Contributeur·rices :
Simple
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Une génération pour sauver 2050 ?

Dimanche 13 septembre 2020. Nouvel épisode caniculaire en vue (34° à Paris, 38° à Bordeaux). Les bars vont remplir leurs terrasses, les plages déverser leur huile solaire dans la mer, les climatisations tourner. Pendant ce temps Gaïa s’emballe fiévreusement. Gaïa brûle en Amazonie, en Californie, en Sibérie. Les pôles fondent, les océans se vident, victimes de pollutions et de l’activité humaine dans son ensemble.

Mardi 13 septembre 2050. Un épisode caniculaire pourrait, selon le scenario « laisser faire » du GIEC, pousser les thermomètres parisien au dessus de 44°.

Pourtant les cris d’alarme ne datent pas d’hier. Al Gore nous avait déjà refroidi en 2006 avec «Une vérité qui dérange», film clairvoyant basé sur des paroles d’experts scientifiques. Nicolas Hulot avait renchéri avec son «pacte écologique», et nous avait mis en garde sur les risques de famines, de guerres civiles et de migrations forcées par le réchauffements planétaires.

Malgré les Accords de Paris signés à la COP21, aucun État n’a pris acte de l’urgence d’agir. Nicolas Hulot a démissionné en aout 2018 du poste de Ministre d’État à la Transition Écologique et Solidaire et déclenchera une mobilisation sans précédent des jeunes générations. La pétition «L’affaire du siècle» recueillera 2 millions de signataires, record jamais battu à ce jour.

Sur chaque continent la jeunesse s’est emparé du sujet. Greta Thunberg est devenue l’icône du mouvement. Youth 4 Climate, Extinction Rebelilon ont rejoint les ONG et mouvement historiques comme Greenpeace, Alternatiba, ANV-COP21, L214, etc.

Les manifestations « légales » se sont multipliés mais se sont avérées insuffisantes pour faire bouger les lignes. Les actes de désobéissance civile et non violente, directement au pied des institutions ou des entreprises peu scrupuleuses, n’ont pas suffi. En réponse, le gouvernement a déployé un arsenal de plus en plus répressif et de nombreux activistes se sont retrouvés assignés en justice.

L’enjeu écologique, intimement lié à l’ensemble des luttes sociales, a davantage pesé sur les pays les plus pauvres et les classes sociales les plus démunies.

Quelle histoire voulons-nous réellement raconter en 2050 ?