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Au delà des frontières

août 2020
·
France
Simple
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Au delà des frontières

Historiquement, les politiques publiques migratoires sont relativement récentes. La mobilité, elle, est un phénomène intrinsèquement lié à l’humanité. D’abord une lié à une nécessité de survie, elle s’est modifiée à l’aune de la sédentarisation des peuples. Les notions de territoire puis de conquête se sont donc créées. Et avec elles, la nécessité de se protéger des peuples venant en conquérants. Les premières murailles se sont alors érigées.

La notion de l’étrangeté, elle, a longtemps été liée à quiconque parlant une langue incompréhensible. Elle a eu le temps de se modifier à l’infini, en fonction des relations entre les peuples et des perceptions que chacun•e entretien avec les autres. Aujourd’hui, le terme d’ «étranger» désigne toute personne n’ayant pas la nationalité de l’État dans lequel elle vit. Les conditions de naturalisation française ont évolué au fil du temps, alternant entre le droit du sol, l’adhésion aux coutumes et mœurs du pays, et le droit du sang. Le terme de «nationalité» n’entre d’ailleurs dans le dictionnaire de l’Académie Française qu’en 1835 et sa définition n’a fait qu’évoluer depuis. En effet, avant de désigner l’État Français tel que nous le concevons aujourd’hui, la «Nation» représentait d’abord les personnes qui, dans les institutions internationales, parlaient la même langue.

Après la 1ère guerre mondiale, les pouvoirs publics français vont organiser des recrutements massifs de main-d’œuvre pour reconstruire le pays, en signant des accords avec des pays européens, mais aussi en pratiquant des «recrutements» forcés de travailleurs et soldats venant des colonies. À cette occasion et dans le but de contrôler ces flux afin qu’ils correspondent à leurs intérêts propres, l’État a été créée la première carte de séjour. Nous étions en avril 1917.

Depuis lors, ces compétences se sont aussi élargies à l’Union Européenne. Ce sont maintenant des arsenaux juridiques de textes, commissions, lois et protocoles comme le traité de Lisbonne, l’espace Schengen, ou le programme de Stockholm, qui définissent le sort des êtres humains, et remettent en cause leur droit inaliénable de fouler un sol unique à tous, la Terre, mais surtout leur droit à la sécurité, à la liberté et à la dignité. Il est nécessaire de comprendre que les lois qui régissent le déplacement de chacun et chacune sur Terre n’ont rien ni de naturel ni d’évident. Il s’agit de constructions sociales qui participent à maintenir un système négligeant les droits de toute une partie de l’humanité.

Ce choix de politique questionne notre idée même de l’Humanité, de la solidarité entre les peuples, et de la Liberté. Nous sommes persuadés que nous devrions opter pour des politiques migratoires plus dignes et plus solidaires, et que la société n’en pâtissera absolument pas.

Le mur interdit le passage ; la frontière le régule. Dire qu’une frontière qu’elle est une passoire, c’est lui rendre son dû : elle est là pour filtrer.” Régis Debray.

Cette idée de frontières et de nations me paraît absurde. La seule chose qui peut nous sauver est d’être des citoyens du monde.” Jorge Luis

août 2020
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France
Travail réalisé par :
Roland
Joséphine
Baptiste
Iris

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